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Le "Cicérone", un mot à propos!

Plus d'un s'interroge sur l'intitulé de l' association.

 

Qu'il se rassure le Cicerone Club porte un nom  parfaitement adapté à son objet, avec, en plus, cette petite pointe de mystère (ou de malice) qui suscite l'intérêt...

 

Cicéron, le consul et brillant rhéteur romain, fit, et pas seulement au sein des prétoires, des émules. Ainsi depuis l'Antiquité, le premier italien venu, s'il  maniait bien sa langue et s'il faisait preuve d'une grande aisance verbale, était traité  de cicerone. C'était le qualificatif qu'on donnait au beau parleur, à ces hommes un peu hâbleurs, souvent cultivés et toujours bavards qui animent  encore les rues de Naples, Rome ou Florence.

 

Des hommes qui au XIXème siècle vont trouver à s'employer lorsque toute l'intelligentsia européenne entreprendra son "voyage en Italie". Ce voyage aussi initiatique qu'artistique, peintres, poètes et écrivains le mènent pour renouer avec les beautés de l'Antique. Et chacun d'y croiser, pour guider ses pas, un cicerone dont il conserve un souvenir mitigé. Celui de Chateaubriand " savait à peine quelques mots d'italien et d'anglais". Balzac est également circonspect, trouvant leurs bavardages "sottement mercantiles", Quant à Stendhal, il est si connaisseur, si passionné   d'italianisme, qu'il s'identifie lui-même à ce cicerone qui "mêle à ces explications, ses souvenirs, ses anecdotes, fait au besoin une courte digression, instruit et n'ennuie jamais".

 

La réputation du cicerone n'est donc plus à faire; son image grandira, dans la société française,   avec celle d'une Italie fière et joyeuse, cette Italie qui justifiera les efforts de la France pour unifier la mosaïque de principautés qui la compose. Et puisque la péninsule est la destination du voyage ou du séjour d'agrément, le terme de cicerone va s'appliquer également à l'opuscule qu'on tient en main quand  on n'a pas un guide sous la main. Ainsi vont fleurir, dans les grandes villes françaises, l'ancêtre du guide Michelin ou du guide vert. Ces premiers guides destinés au voyageur (généralement d'affaires) qui traverse ou séjourne dans une ville s'appellent des cicerones (Celui de la Rochelle, écrit par M. Benoist, avocat,  est  publié en 1855). Rédigés en langue française, ils ont souvent pour sous-titre, "guide de l'étranger"; intéressante et étrange conception de l'étranger puisque tel était à l'époque, défini celui qui n'habitait pas la cité.  

 

Le terme fit flores jusqu'à la guerre de 1914. On en trouve un usage fréquent aux théâtres, voire à l'opéra. Dans le premier acte de La Vie parisienne d'Offenbach, un guide occasionnel se présente ainsi au voyageur qui débarque du train. A Paris, un hebdomadaire d'information sur les spectacles portera même ce titre. L'exposition universelle de 1900 voit l'intitulé proliférer.

 

Et puis soudain plus rien.. La fougue de l'automobile a chassé la furia italienne. Il faut aller vite et surtout plus loin. Et le cicerone symbole par excellence d'un accompagnement pédestre et individuel disparait au profit d'un tourisme plus mercantile et donc plus collectif.   

 

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